Dans les pays les mieux nantis du monde, 40 ans c’est plus ou moins la moitié de ce que l’on peut espérer vivre. En terme de développement, 40 ans c’est un bon départ. En effet, pour être durable, le travail de développement requiert beaucoup de temps. Angèle et André Gingras, les fondateurs de SOPAR, ont bien compris cela.

Patience et longueur de temps

Lorsque Bala Theresa Singareddy quitte l’Inde au milieu des années 70 pour suivre son époux canadien, André Gingras, elle ne perd pas de vue la mission qu’elle s’est donnée, toute jeune, auprès des populations vulnérables de sa région natale. André, qui oeuvre déjà en développement international, partage le même rêve qu’elle : aider ces populations vers l’autonomie dont elles ont besoin pour prendre en main leur propre développement. Ils savent déjà qu’il s’agit là d’une œuvre de patience et que l’un de leurs principaux atouts sera le temps.

40 ans,  4 objectifs fondamentaux

SOPAR, pour SOciété de PARtage, voit le jour en 1977. Au tout début, Il s’agit d’amasser des fonds auprès des amis canadiens pour envoyer des enfants à l’école, solutionner l’approvisionnement en eau des quelques familles, aider à la construction de maisonnettes. Mais il apparaît très vite que les besoins vont bien au-delà. Au fur et à mesure, l’organisation se structure autour de quatre secteurs qui seront au centre des ses interventions : eau et hygiène, enfants et jeunes, femmes et veuves, puis sécurité alimentaire. En 1991, il y a 25 ans, naît une organisation sœur en inde : Bala Vikasa.

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Développement communautaire 360º et renforcement des capacitéswho-360icon-fr

Depuis 40 ans, le but ultime n’a pas changé. Il s’agit toujours de former les communautés afin qu’elles se prennent elles-mêmes en main. Par la formation, tous peuvent identifier les atouts dont ils disposent pour mener une vie autonome sans égard à la caste, la religion ou le niveau d’éducation. L’acquisition de connaissances entraîne des changements d’attitude chez les individus qui deviennent conscients de leurs atouts et trouvent des solutions à leurs besoins. SOPAR trouve les ressources nécessaires. Bala Vikasa apporte son appui et son expertise.

Une connaissance approfondie du développement

SOPAR a tiré de sa longue réflexion  dix règles qui guident son approche. Ces règles affirment entre autres que le développement n’est pas gratuit et qu’il exige du long terme. Cela vaut autant pour les bailleurs de fonds, les organismes d’aide que les communautés rurales elles-mêmes. L’engagement dans la durée de tous les partenaires est un des meilleurs prédicateurs d’autonomisation pour les populations vulnérables.

Personne n’aurait pu prédire comment le village de Gangadevipally, première communauté modèle établie par SOPAR, se développerait en 20 ans. C’est aujourd’hui un des trois villages modèles sur lequel repose le plan du premier Ministre Narendra Modi visant à moderniser l’Inde rurale.

Une portée internationale

Le programme de renforcement des capacités de SOPAR-Bala Vikasa devient peu à peu un modèle dans le monde. Depuis 2002, des milliers d’individus et de professionnels du développement d’une soixantaine de pays sont venus suivre la formation offerte au centre de de Warangal, dans le Telangana. Ils s’initient aux meilleures pratiques de développement et les disséminent partout dans le monde.

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Responsabilité sociale corporative

Le monde des affaires s’intéresse désormais au lien étroit qui existe entre la longévité d’une entreprise et la part de responsabilité sociale qu’elle assume là où elle est active. Or, la plupart des corporations manquent de compétences et de savoir-faire en matière de développement communautaire. C’est ce vide qu’entend remplir le nouveau Centre international Bala-Vikasa, prochainement établi à Hyderabad. SOPAR-Bala Vikasa élargit une fois de plus son champ d’intervention afin de partager avec les gens d’affaires et entrepreneurs sociaux quarante ans de réflexion soutenue et de développement durable.

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